F1

La F1 de retour en France

LE 13 2016

Champagne ! La Formule 1 sera de retour en France dès 2018. Une bonne nouvelle pour les aficionados du sport auto. Une bonne nouvelle aussi pour la région Paca (Provence Alpes Côte d’Azur) qui devrait récolter les fruits économiques de la manifestation prévue sur le circuit du Castelet et qui devrait vraisemblablement se dérouler à la fin de l’été.

Pourtant, cette annonce soulève quelques questions. La F1 n’est plus ce qu’elle était. Les audiences télé du show motorisé sont en berne. TF1, qui en détenait les droits jusqu’en 2013 les a laissé filés sans trop protester à Canal +. Reste que cette discipline coûte cher, en diffusion télévisée comme en organisation. Au bas mot, la FOM (Formula One Management) qui gère l’affaire réclame 30 millions d’euros pour l’organisation d’un grand prix. En ce qui concerne la moitié de cette somme, elle sera prise en charge par le public, en l’occurrence la région, comme Christian Estrosi son président, l’a annoncé. Et puis, l’autre question soulevée par ce retour des bolides au Castellet concerne justement ce lieu. Pourquoi le choix de ce circuit qui n’a pas accueilli les bolides depuis des lustres, alors qu’un autre piste, celle de Magny-Cours avait servi de décor au dernier grand prix hexagonal, en 2008 ? Certes, en 8 ans, les normes ont changé et le circuit de la Nièvre n’est plus au goût du jour, mais on peut présager que les travaux à réaliser y seraient moins important que sur l’ex-Paul Ricard, même si ce dernier sert, durant l’intersaison aux essais des voitures de F1. Mais il n’a pas vu l’ombre d’un grand prix depuis plus de 20 ans. Deux raisons peuvent expliquer ce choix : l’acharnement de Christian Estrosi, ancien champion de moto toujours fan de sports mécaniques, mais aussi le nom de l’actuelle directrice du circuit. Slavica est l’ex-femme de Bernie Ecclestone. Après leur divorce, elle a conservé le circuit qui appartenait à son mari. Or, Bernie est aussi le président de la Fom, qui gère la F1, et vient de signer l’accord avec la région pour l’organisation de cinq grands prix. Ce sont ainsi 21 millions d’euros par course que le circuit s’engage à reverser à la société Formula One Management, soit 105 millions pour couvrir l’ensemble du contrat. Un business qui reste en famille.

Partager l'article sur

ARTICLE SUIVANT

Pourquoi oser la Corée

CONTACTEZ NOUS

Fermer