Alfa 4C SPider

Alfa 4C Spider : l’inconduisible attachante

LE 26 JUILLET 2017

Si on se contentait de parcourir son catalogue, on ne l’achèterait jamais. Pensez donc : vendre 73 000 euros une auto sans GPS, sans les feux et les essuies glace qui s’allument tous seuls, sans même une direction assistée, ça vous collerait n’importe quelle quidam en correctionnelle pour escroquerie. Certes, elle a un coffre, mais il ferait passer celui d’une citadine pour un container de cargo. En plus, cette Alfa Romeo 4C Spider n’a même pas de toit. Enfin si : une toute petite capote qui s’enlève à la main et se range dans le coffre. Où, du coup, on ne conserve de la place que pour son sac à main, ou pour sa pochette, pour être juste. Ils se moqueraient pas de nous les Transalpins des fois ? Un poil refroidi par ce générique on se glisse quand même au volant pour s’en aller faire quelques tours à bord de la spartiate. Et c’est pire. Sur une route de campagne, l’engin tire à hue et à dia. Sa direction se laisse embarquer par ses roues XXL, la moindre déformation pousse l’auto là ou l’on ne veut pas. Le coude à la portière ? N’y pense même pas Barbara. On s’agrippe comme on peut au cerceau pour tenter d’atteindre son but. Un endroit que cette 4C ne devrait jamais quitter : un circuit.

Sur la piste, la courte auto de moins de 4m semble revivre. Et nous donc. Car elle y est chez elle mieux que personne. Sur un ruban fermé, l’italienne en devient même confortable, comme si elle voulait nous remercier de l’avoir ramené à la maison. Car elle s’y transforme. Quand la plupart des autos de série, confortables sur la route, se gondolent dans tous les sens, se tordent au premier appui, elle ne bouge pas. En carbone et alu, son châssis est imperturbable. Sa direction qu’on maudissait, on la remercie pour sa précision. Ses freins qu’il fallait enfoncer des deux pieds avant d’affronter le moindre dos d’âne (en frottant) sont ici dosés comme il faut. Le boucan du diable que produit son 1.7l turbo de 240ch ? On le goûte. De toute façon, l’autoradio (en option) qu’on entendait pas, on s’en fiche comme de notre premier tête à queue. On enchaine les courbes avec le sourire grand large des enfants qui grimpent pour la première fois sur le camion des pompiers d’un manège. Sauf que le tour de manège s’arrête toujours trop vite. On en redemande, on arrache la queue du mickey une fois encore, mais il y a finalement un moment ou il faut bien descendre du camion rouge ou du Spider Alfa. Un moment où l’on fait ses comptes. Où l’on se dit qu’on en ferait bien son quatre heures de la bouillante milanaise. A condition d’avoir une première voiture grande et confortable dans son garage et une deuxième petite et maniable pour aller au boulot. Mais éventuellement, en troisième voiture, on s’offrirait bien ce jouet. A condition d’avoir un grand garage. Et un grand porte-monnaie.

Anne-Charlotte

Journaliste de formation, Charlotte a réalisé de nombreuses interviews d#9A1XxXartistes avant de créer Charlotteauvolant.net, le premier blog dédié à l#9A1XxXautomobile vue par une femme. Aujourd#9A1XxXhui, Charlotte essaie des voitures, suis l#9A1XxXactu automobile et en parle aussi sur Originauto.com

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